Un débat de plus sur Alésia


En étudiant le site de Alise-Sainte-Reine en Bourgogne on note la présence d'un oppidum gaulois, des traces de circonvallation et contrevallation, tandis que les archéologues y trouvèrent en masse des traces d'opérations romaines.

En étudiant le site de Chaux-des-Crotenay dans le Jura on note la présence d'un oppidum gaulois, des traces de circonvallation et contrevallation, tandis que les archéologues trouvèrent quelques maigres traces d'opérations romaines.

Ces maigres  traces d'opérations romaines sont dues aux maigres fouilles archéologiques car il y a un blocage total des fouilles sur le site de  Chaux-des-Crotenay par "les administrations compétentes". 

L'Alésia de Bourgogne fait vivre le tourisme et quelques archéologues qui y font leur carrière. La concurrence d'une Alésia nouvelle venue est des plus gênantes. Une fois de plus, un débat qui aurait dû être archéologique (avec des moyens conséquents) devint économique et politique.

Tout cela n'empêchera pas que le touriste averti qui visite le site d'Alise-Sainte-Reine en Bourgogne de trouver cet oppidum petit, de faible valeur défensive, d'aucune valeur stratégique. Il s'étonnera que l'on puisse héberger  80.000 hommes en un si petit lieu où chaque gaulois se voyait attribuer au mieux la surface d'un cercueil.

Le touriste s'étonnera aussi de la valeur défensive de 21 kilomètres de circonvallation en ces lieux de faible relief, accessibles de partout. Il ne comprendra pas pourquoi l'armée de secours forte de près de 280.000 hommes (presque autant que la VIème armée de Von Paulus qui a attaqué Stalingrad) n'a pas attaqué partout en même temps.

Cela n'empêchera pas que le touriste averti qui visite le site de Chaux-des-Crotenay de voir un oppidum gigantesque, d'une grande valeur défensive, un verrou d'une grande valeur stratégique. En parcourant les fossés du camp nord face à la Côte Poire le touriste s'émerveillera de ces kilomètres de titanesques  fossés, ces kilomètres de murs en pierres sèches.

Le touriste comprendra qu'il ne faut pas grand chose pour verrouiller l'accès à l'oppidum de Chaux-des-Crotenay entouré de gorges profondes  bordées de nombreuses falaises et qu'une armée même forte de 280.000 hommes ne peut guère manoeuvrer en ces lieux.

Il se posera fatalement la question pourquoi tout ce travail, pourquoi tout cet effort ? Si ce ne sont pas les romains qui on fait cela (avec une très bonne raison) cela ne peut être que les extra-terrestres. Tout le problème est là messieurs les archéologues de Bourgogne, pourquoi ces importants travaux de circonvallation entre la Côte Poire et le plateau de Cran ?

S'agissait-il de la part des Romains d'un champ de bataille secondaire dans la campagne de la Gaule ou s'agit-il  du champ de bataille principal, celui d'Alésia ? Car c'est là la problème essentiel posé par le site de Chaux-des-Crotenay. 

L'oppidum de Chaux est en fait un oppidum naturel de forme triangulaire de 3 km de coté. C'est oppidum naturel renfermait une ville plus petite, fortifiée contre le plateau que formait l'oppidum. La population de la ville ne pouvait assurer par elle même la défense de l'immense périmètre que formait le plateau. Par conséquent les romains aurait facilement pris pied et occupé le plateau pour assiéger la ville elle même. S'ils ne l'on pas fait, c'est parce que une force gauloise importante tenait la position, les obligeant à assiéger la place au pied de celle-ci.

Que des fouilles archéologiques pourraient dénouer l'énigme que pose l'oppidum de Chaux-des-Crotenay. Encore faudrait-il avoir la volonté de le faire et surtout de se donner les moyens.



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